upcycling veste militaire

Le terme ne vous aura pas échappé, il est partout. L’upcycling a tout pour plaire : cette nouvelle façon de consommer allie éco-responsabilité et sens de la mode.

Upcycling ou recyclage ?

Non, upcycling, ou surcyclage, n’est pas un nouveau mot utilisé par des bobos parisiens pour parler du recyclage. Il existe une réelle différence entre les deux termes.

Dans le recyclage, les matières récupérées sont retravaillées pour obtenir une matière “neuve”. Les bouteilles plastiques sont collectées pour recréer de nouvelles bouteilles, entraînant une nouvelle consommation d’énergie au passage (eau, traitements plus ou moins chimiques, électricité, …)

Photo by Matthew Henry from Burst

Alors que le surcyclage, lui, valorise toutes sortes de choses dont on ne veut plus en leur donnant une valeur ajoutée et plus d’esthétique. Tout en évitant de nouvelles consommation d’énergie pour transformer la matière. Concrètement, c’est récupérer de vieux rideaux pour en faire une veste hautement désirable. Le surcyclage, c’est un peu le luxe du recyclage.

Le recyclage, c’est déjà génial, le surcyclage, c’est mieux que bien.

Le surcyclage et la mode

Le concept d’upcycling, introduit dans les années 90 par Reiner Pilz, se prête particulièrement bien au prêt-à-porter. Chaque année, l’industrie de la mode utilise des milliards de litres d’eau, des piscines de produits chimiques agressifs, un nombre incalculable de kilowatts d’électricité, tout en laissant des millions de camions de fringues jetées dans les poubelles de la planète. De quoi donner la nausée.

Le tissu, matière première de l’habillement , existe déjà, et en quantité astronomique. Quelques marques l’ont compris et valorise ces “déchets” de facon magistrale.

Les marques qui donnent envie

Les Récupérables : fondée en 2016 par Anais Dautais Warmel, la marque fait maintenant partie des incontournables de la mode upcyclée. En plus de proposer des vêtements sublimes, la maison travaille aussi avec des ateliers de réinsertion sociale. Petit truc en plus, la communication via les réseaux sociaux est particulièrement agréable. Invitations personnalisées, recherche de mannequins pour les essayages, chez “les Récuperables” on est un peu entre copines.

Source : les Récupérables

Sakina M’sa : la créatrice milite pour une autre vision de la mode. En plus de la gamme Sakina M’sa, upcyclée et de la gamme Blue Line, non genrée, découvrez aussi Front de mode, son concept-store parisien. Un lieu qui propose uniquement des produits de créateurs éthiques.

Tilli : alors non, Tilli ne vend pas de vêtements. Tilli l’ovni vous propose mieux : surcycler votre propre garde-robe. Ces couturiers, en plus de faire des retouches classiques, vous propose de prendre rendez-vous à domicile. Un Tilliste, viendra scruter vos vieilles fringues pour les transformer quelques jours plus tard en petites merveilles.

Evidemment, s’habiller auprès de ces marques a un prix. Petites productions, travail bien rémunéré, démarche responsable, tout cela coûte bien plus cher à mettre en oeuvre que de faire fabriquer à la tonne dans une usine par des travailleurs exploités. Mais l’idée colle parfaitement avec un mode de consommation décroissant. En choisissant de n’acheter que quelques vêtements par saison, ou soyons fous, par an, peut-être peut t’on se permettre de les payer un peu plus cher. Et si votre budget vêtement est vraiment très serré, surcyclez vous-même!

L’upcycling à la maison

Pas besoin d’être la Coco Channel de demain pour upcycler. Tous ce dont vous avez besoin se trouve déja chez vous. Il suffit de quelques vêtements que vous n’aimez plus et de créativité. Videz les armoires de toute la famille, suivez quelques vidéos de couture sur Youtube si vous êtes débutants. Vous obtiendrez en quelques heures de nouvelles pièces, et surtout l’immense satisfaction d’avoir économisé de l’argent. Et de participer à un nouveau mode de consommation.

upcycling veste militaire

Ma veste militaire upcyclée : récupérée d’un ami d’ami, brodée par mes soins pour masquer les tâches et les bandes Velcro.

Mon upcycling personnel ? Lorsque je commence un nouveau projet crochet, je fouille d’abord dans mon stock de pelotes dénichées en vide-grenier ou dans les placards de ma famille avant d’en acheter de nouvelles. Un truc de famille, certainement : ma mère, elle, coud et teint des nappes dans des draps de lits anciens.